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  • Ganisbourg qui brûle un billet de banque

    J'étais en train de m'imaginer expliquer au petit Jean qui est né hier qu'il ne fallait pas jeter la nourriture (tout ça au sein d'une fiction intérieure, je crois que j'en parle dans une note plus ancienne).


    Quel argument pouvais-je bien lui donner pour justifier qu'il ne faut pas gâcher la nourriture ? Je me disais que je pourrais lui dire, comme on l'a fait avec moi quand j'étais plus jeune, que pas mal de gens sur cette Terre ne mangent pas à leur faim et que, par respect pour eux, il ne fallait pas jeter la nourriture.


    Donc de manière plus générale, il ne faut pas mépriser ce que d'autres recherchent.
    Ainsi, lorsque Gainsbourg brûle un billet de banque à la télé, il méprise l'argent après lequel tant courent. Brûler un billet de banque à la télé, c'est comme jeter la nourriture devant des affamés.


    Donc moi qui aime à clamer sur tous les toits que l'argent ne compte pas, qu'il ne faut pas courir après, je suis en fait méprisant ?
    Je me sauve avec le raisonnement suivant, qui n'est pas qu'un effet de rhétorique, mais qui précise quelque chose d'important il me semble. En effet, il y a une différence entre la nourriture et l'argent : la première est absolument indispensable à la vie, au sens biologique, tandis que le second ne l'est pas.


    En ce sens, brûler l'argent, ou plus généralement ignorer ses sirènes, ça n'est pas mépriser les gens qui le recherchent, c'est plutôt dire, par ses actes et/ou ses paroles, qu'il n'est pas si nécessaire que cela, et que l'énergie que l'on peut mettre à la trouver n'est peut-être pas dépensée là où il faudrait.


    Ceci étant dit, je m'échine à tenir deux boulots en même temps pour justement gagner ma vie. Mon énergie ne devrait-elle pas aller ailleurs ?
    Un point sur la naissance du petit termine cet article et reboucle sur le début : il y aura pleins de nouvelles choses à faire, certainement plus intéressantes...




  • Idées sur le jeu

    1) Gloire à gagner ou perdre (idée de l'époque Compiègne ~ 2000)
    Si un jeu contient du hasard, alors le gagnant est un chanceux : il n'a pas de raison d'être fier.
    Si le jeu ne contient pas de hasard, alors il est possible (cf. plus bas sur la validité de ce point) d'exhiber une méthode déterministe et finie permettant de déterminer le meilleur coup possible à chaque étape du jeu.



    Dans les deux cas, le jeu n'a pas d'intérêt, car soit il revient à attendre la chance (cas 1), soit il revient à appliquer un algorithme (choix é).
    -> d'où le début de développement du Risc sans dés et sans humain, où les machines s'affrontent. Intérêt : identifier les configurations émergentes en fonction des règles, du nombre de joueurs, et des configurations initiales



    Question des conditions de convergence / divergence - "convergence" vers des état instables,   chaotiques, périodiques, pseudo-périodiques

    2) Le gagnant, c'est toujours celui qui perd (époque EY, matchs de foot ~ 2010)



    cf. http://la-boite-a-idees.hautetfort.com/archive/2010/12/15/le-gagnant-c-est-toujours-celui-qui-perd.html




    3) Jeu intéressant / Jeu inintéressant (evg Jeff ~ 2014)
    Dans la suite de 1)
    En fait, si le jeu est purement hasardeux, alors il n'y a effectivement aucune gloire à gagner. Mais peu de jeux fonctionnent ainsi, à l'exception des plus basiques, comme les dés, la bataille etc...qui peuvent être entièrement joués par des machines.




    En revanche, un grande partie des jeux mélangent stratégie et hasard, Risc en fait partie, le poker aussi.

    Simplement, la théorie des probabilités les rend inintéressants. En effet, en supposant des joueurs non tricheurs, un paquet non truqué et certaines règles simples quant à la distribution des cartes et à la manière dont le jeu est coupé en fin de partie avant d'en démarrer une nouvelle (on est ici dans le cas du poker), une machine pourrait très bien compter et calculer les probabilités qui lui permettraient d'établir la "meilleure" stratégie à chaque coup, i.e. à chaque fois qu'un décision est demandée au joueur. Sur le compte des cartes, on est exactement dans le principe de Rain Man, si bien qu'au fur et à mesure que la partie avance, la stratégie de la machine s'affine. Question : est-elle en mesure de battre les champions du monde ? Je pense que oui.




    Concernant le jeux sans hasard, comme les échecs par exemple, la question du "meilleur" coup à un moment donné est plus complexe. En effet, il faudrait que je me renseigne sur les travaux existants, mais je me demande s'il existe à un moment donné un seul meilleur coup. Plus précisément, existe-t-il un meilleur coup à un moment donné mais du fait des limitations de nos machines nous ne pouvons le déterminer et nous ne pouvons que renvoyer 2 ou 3 meilleurs coups probables, ou bien, structurellement, comme les réactions de l'autre joueur sont imprévisibles, il n'est pas possible de déterminer un seul meilleur coup ? Ou bien, enfin, car il serait possible de prévoir tous les coups possibles multipliés par toutes les réponses possibles de l'autre joueur et de sélectionner le chemin qui nous fait gagner dans le plus grand nombre de cas, mais en ce cas il est possible que 2 chemins différents nous fassent gagner autant de fois, auquel cas il n'existe pas un seul meilleur coup.



    PS : dernier point, il existe déjà des logiciels en ligne pour calculer le meilleur coup aux échecs, cf. https://answers.yahoo.com/question/index?qid=20090708215001AAbmhOo