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  • Ecologie et Politique

    Cette réflexion me taraude depuis quelques temps, et elle m'est revenue cette semaine en écoutant le témoignage de cette jeune tchétchène qui a publié un livre, obtenu un asile politique en France, et qui raconte l'horreur de la guerre de Tchétchénie, qui s'est déroulée à huis clos sous la pression de Poutine notamment. Le président russe est aujourd'hui tranquille principalement grâce à ses hydrocarbures dont l'Europe dépend de manière majoritaire.



    Ce constat m'a rappelé celui que je faisais en notant le paradoxe d'un Occident qui achète du pétrole aux pays de la péninsule arabique qui à leur tour financent des organisations extrémistes que l'Occident va combattre en bout de chaîne ! Sans compter bien sûr que ces pays ne sont pas spécialement adeptes des droits de l'homme mais sont laissés tranquilles pour la même raison que Poutine.



    Donc que les pays exportateurs d'hydrocarbures ont aujourd'hui un pouvoir qui leur permet des comportements inacceptables. J'avais fait le même constat en Algérie, où les généraux peuvent s'acheter la paix sociale grâce à la vente de gaz dont ils empochent une large partie des bénéfices sans en faire profiter la population. Finalement, le moins pire de ces gouvernements pétroliers était peut-être celui de Chavez, bien que je ne sois pas particulièrement pro ou anti car pas assez renseigné sur le personnage.



    Quoiqu'il en soit, ce constat évident milite pour une réelle montée en puissance du discours écologique qui sortirait de son confinement idéologique actuel centré autour de la sauvegarde de la planète qui, bien qu'absolument cruciale, ne parle pas à la population aujourd'hui car trop éloigné, pour prendre une stature internationale en intégrant un discours de politique extérieure. Simplement dit : "Il faut arrêter de consommer des hydrocarbures non seulement pour sauver la planète, mais également pour couper les ressources aux états qui vivent de leur vente et qui sont voyous dans la plupart des cas".



    D'où le développement des énergies vertes, en remplacement. Et c'est là qu'un autre pilier du discours écologique pourrait être ajouté, qui est celui de la relance économique par la recherche, le développement, la production, le recyclage, l'enseignement etc... des énergies vertes qui sont autant de secteurs créateurs de richesses et d'emploi. Il est inutile d'insister sur ce point tellement il a été présenté.



    En somme, je suis étonné de voir comment les écologistes aujuord'hui se cantonnent à un discours uniquement lié à la sauvegarde de l'environnement, qui est crucial je le répète, mais qui n'est pas encore largement fédérateur, alors qu'ils pourraient l'élargir en lui ajoutant les dimensions d'économie et de politique internationale telles que je les propose plus haut, mais qu'ils ne le font pas. Pourquoi ?



  • Réponse à l'argument de la note "Réflexion au labo" du 27/06/2012

    L'argument était le suivant : depuis le temps que les gens cherchent, il y a très peu de chances qu'une solution utilisant des outils très simples (tels que ceux que j'avais) soit restée inconnue. Donc seules (ou presque) les solutions complexes peuvent être intéressantes pour un chercheur de nouvelles solutions.



    J'ai continué à avancer sur cette méthode depuis l'année dernière, et il se trouve qu'elle fonctionne pas mal (je la présentais la semaine dernière à FQAS). Elle est certes un peu plus sophistiquée que celle pour laquelle j'écrivais cette note l'année dernière, mais pas tellement.



    Et il m'est venu l'argument suivant pour dans mon domaine, qui est celui de l'Intelligence Artificielle, i.e. de la simulation par des automates numériques des processus intelligents que nous faisons naturellement (c'est en tout cas la définition que j'en donne, il doit en exister beaucoup d'autres, mais c'est un autre sujet) :



    il me semble très peu probable que nous calculions des matrices de covariance ou des algorithmes EM naturellement. En revanche, il est assez probable que nous sachions calculer des moyennes, faire des additions, et utiliser d'autres outils mathématiques simples.



    Certes, les mathématiques ne sont pas une copie du monde réel mais en sont une abstraction, et les outils qui s'y développent n'ont donc pas à calquer ceux du réel.

    Mais s'il existe peut-être un moyen de simuler l'intelligence d'un être humain avec des outils qui ne sont pas ceux qui sont utilisés dans la réalité (ce qui reste à prouver...), il est clair qu'il existe un moyen de simuler l'intelligence en utilisant les mêmes outils que ceux qui sont utilisés (auquel cas nous aurions recréé la machine) !



    Donc, dans le cas précis de l'intelligence artificielle, et si l'on admet que le cerveau humain ne réalise pas de calculs complexes comme ceux que l'on voit couramment dans les algorithmes actuels, alors il doit exister une manière de réaliser des algorithmes intelligents simples !



    C'est ce que je voulais appeler Common Sense Computing, mais je viens de voir sur internet que le nom était déjà pris même s'il recouvre une autre recherche.

    De plus, je me rends compte que, même si les algorithmes sont simples, l'intelligence est à ce jour encore largement incomprise, et donc pas si simple que cela. Et que si les briques élémentaires sont simples, c'est alors leur accumulation et la manière dont elles interagissent qui fait émerger l'intelligence. Et cette position est exactement celle de la communauté des Systèmes Multi Agents.




  • Réflexions sur les jeux

    1. Le gagnant, c'est toujours celui qui perd
    Cf. note de blog précédente

    2. Il n'est intéressant ni de gagner, ni de perdre
    Lien avec le Joueur d'échecs de Zweig. Le plus intéressant est bien de jouer les blancs ET les noirs. Et donc de trouver la méthode qui permet de jouer le meilleur coup à un moment donné.



    3. Jeux de hasards / Jeux de stratégie
    J'avais commencé à développer un Risc dans dés sur ordinateur car je m'étais fait la réflexion suivante :
    - les jeux sont soit de hasard, soit pas de hasard


    - dans les jeux de hasards, le gagnant n'a aucune gloire puisque c'est la chance qu'il ne contrôle pas qui l'a fait gagner
    - dans les jeux pas de hasard, il existe une méthode déterministe permettant de trouver le meilleur coup à jouer à chaque fois, et donc le gagnant n'est finalement que celui qui sait appliquer une méthode plus vite / mieux qu'un autre, ce qui n'a pas beaucoup d'intérêt et sera de toute façon remplacé par des machines à court terme (lorsque ça n'est pas déjà fait comme dans le cas des échecs).



    Donc les jeux n'ont pas d'intérêt.

    Évidemment, le raisonnement est faux (c'est un paralogisme plus précisément) car, sous la forme d'un raisonnement rigoureux, exclut l'immense classe des jeux où sont présents le hasard ET la stratégie. En même temps, on pourrait appliquer les 2 arguments sur les 2 aspects de ces jeux, i.e. leur partie liée au hasard ne procure aucune gloire puisqu'indépendante du joueur, et leur partie liée à la stratégie est réductible à un algorithme déterministe et le meilleur joueur n'est finalement que le meilleur automate.