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  • Le sadisme est-il une circonstance atténuante ?

    Considérons l'exemple suivant : un homme vient d'acheter une petite parcelle de terre dans une région touchée par une grave famine. Il délimite sa parcelle à la craie sur le sol. Il installe ensuite un buffet garni des meilleurs mets au centre de la parcelle puis s'en va. Durant son absence, les habitants de la région, affamés, finissent par rentrer sur son terrain pour manger les plats. A son retour, il identifie les personnes qui lui ont volé sa nourriture car il avait installé un système de caméras invisibles. Il attaque ces personnes en justice pour vol. La question que je me pose est la suivante : l'avocat de la défense pourra-t-il plaider le sadisme ? En d'autres termes, la justice reconnaît-elle comme circonstance atténuante, voire invalidante de l'attaque et même pouvant se retourner contre l'attaquant, ce type de situation ?




    Maintenant, transposons cet exemple au cas de jeunes filles en mini-jupes face à des hommes dans des états avancés de misère sexuelle (sdf, fous, vieillards...). De la même manière, l'avocat de la défense du violeur peut-il plaider le sadisme de la jeune fille ? Sans aller jusqu'à l'acte, les tenues parfois hyper sexy des femmes ne peuvent-elles pas relever d'une forme de sadisme ?




    Mes amies filles vont me hurler dessus, me demander si finalement je ne préférerais pas qu'elles portent la burka etc...Mais à nos âges, pour nous, tout va bien à ce niveau. Nous sommes comblés sexuellement, affectivement. Mais pour ceux qui n'ont massivement ni l'un ni l'autre ? C'est un peu comme installer un restaurant gastronomique devant la soupe populaire. N'y a-t-il pas un problème éthique ?




    Pour autant, nous n'allons pas nous forcer à tirer la tronche toute la journée pour s'assurer que nous ne dérangeons pas une personne plus malheureuse que nous viendrions à croiser.

    En fait, le diction "pour vivre heureux, vivons cachés", qui signifie que l'anonymat et la discrétion sont des conditions du bonheur, peut du coup se réinterpréter en "vous vivez heureux ? Vivez cachés !".




    En fait, l'exemple du buffet n'est pas transposable, pour une raison importante : la nourriture, matérielle, ne se multiplie pas. La beauté, le sourire, le bonheur, peuvent à l'inverse irradier autour d'eux sans disparaître, bien au contraire. Concernant le viol, nous sommes bien dans le domaine du matériel, mais la personne violée continue d'exister (dans quelles conditions, c'est un autre sujet) après. Une nourriture consommée disparaît totalement.



    A développer.



  • L'anticipation

    Lorsque j'affirme qu'il faut tout planifier et tout anticiper, on me rétorque que je ne profite pas de l'instant, que je ne laisse pas de place à l'imprévu, que si tout est programmé, alors on ne peut plus avoir de bonne surprise, d’évènement qui nous ferait dévier de notre route, que d'une certaine manière, on est déjà mort puisqu'il n'y a plus qu'à attendre la fin d'un film dont l'histoire est déjà connue.



    Mais tout n'est jamais planifié ! L'imprévu, l'instant, la surprise sont inhérents à l'existence et il faudrait être bien prétentieux pour affirmer les avoir mis en boîte. Ils arriveront toujours quoique l'on fasse. La planification n'est pas une technique qui les élimine. Elle permet simplement d'anticiper ce qui peut l'être, précisément pour mieux prendre en compte l'imprévu. Dire que tout planifier annihile la surprise, c'est comme affirmer qu'en se déplaçant ans l'air en avion on supprime la gravité ! Elle est bien plutôt intégrée pour créer la propulsion verticale.

    De la même manière, l'agenda n'est qu'un outil qui permet de prendre en compte le hasard dans la mesure du possible.

    J'irais même plus loin : la planification permet de mieux profiter de son temps, de mieux accomplir ce que l'on veut. Plus on anticipe, plus on a répété mentalement le mouvement, la réunion, l'échange, mieux il se passe. Pour reprendre une image de karateka, lorsque le coup de pied part, tout est déjà fait. Le coup de pied est semblable à la flèche décochée par l'archer : lorsque celle-ci part dans l'air, tout est déjà calculé, et l'archer sait s'il a réussi ou non, car son lancer est tellement anticipé, que même le coup de vent soudain et donc imprévisible ne saurait faire dévier le projectile de sa cible.


    Anticiper, c'est justement être "en maîtrise", du temps, et donc de ses gestes : plus besoin de courir, de s'énerver, de rattraper...Etre maître de son temps, c'est être maître et non esclave de sa vie.


    TODO : préciser le rapport entre planification et anticipation