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  • Fiction intérieure à New-York, Mc Donalds et caméras personnelles

    Note : ce billet a été augmenté par rapport à l'idée de base. Tout partait de la description d'une fiction intérieure justifiant l'usage des caméras personnelles, puis s'est enrichie d'un aspect Mind Mapper au sens du dessin des schémas de pensée.


    New York, 07/04/2011, 16h, je rentre à la maison sur 630 East 14th Str pendant que Vincent fait du shopping.

    1. L'étape Mc Donalds
    Une fausse faim me guide vers le Mc Donalds, trop plein à mon goût et pas du tout assez affamé pour faire la queue, je ressors. C'est à ce moment que l'intériorisation commence (point d'interiorisation) : de l'expérience anodine du Mc Donalds, je commence à réflechir. Et je réfléchis sur la manière dont ils peuvent calculer le nombre de caissier au Mc Do qui pourraient optimiser le bénéfice. La formule est simple : si un nouveau caissier permet de réaliser X$ de profit en une heure et que son coût horaire est inférieur à X$, alors il est intéressant d'en ajouter un. La formule a ses limites bien sûr : s'il n'y a plus de caisse disponible et que l'ajout d'un nouveau caissier nécessite l'extension du magasin avec un certain nombre de travaux, la valeur n'est plus la même (mais la décision peut être la même si le nouveau caissier vent tellement plus de burgers que le profit couvrirait le salaire + les travaux, ce qui est assez improbable bien sûr). En sens inverse, si la formule nous amène à considérer qu'un seul caissier est la valeur qui optimise le profit (cas d'un pays aux charges sociales ou aux salaires très elevés par exemple), alors la décision n'est plus la bonne car si chaque client doit attendre 3h pour avoir un Big Mac, l'image de la marque sera salement écornée.

    2. La transition vers l'idée suivante
    Et puis je me dis que cette idée n'est certainement pas révolutionnaire. Quelqu'un d'autre (un employeur certainement) dans ma fiction me fait remarquer certes que cette idée n'est pas nouvelle, mais que son implémentation sous Excel requiert quelques compétences en plus. Certes, mais un indien à 50$ par jour pourrait aussi bien le faire. Je me dis donc que trouver des formules de ce type ne m'intéresse pas vraiment, car elles sont simples à faire (et certainement même déjà utilisées dans tous les groupes de distribution, sous des formes plus sophistiquées).

    3. Le robot réseauteur
    Ensuite, je pense à mon ami Vincent dont une partie du travail est de faire du réseautage. Et je me dis qu'on pourrait inventer un robot reseauteur qui l'assisterait dans cette tâche. Ce robot parourerait le Web en récupérant des adresses, des contacts, en réponse à une requête de sa part.
    Mais pour rendre ce robot vraiment efficace, il faudrait lui demander quelles sont les actions précises qu'il réalise pour faire vivre et améliorer son réseau

    4. Les caméras personnelles
    Ici, je fais un petit rappel sur une idée que j'ai depuis un bout de temps, qui sont les caméras personnelles. Ce sont deux caméras, fixées autour du crâne sur chaque tempe d'une personne, et qui filment tout ce que la personne voit. Idéalement, il faudrait même pouvoir se relier directement au nerf optique pour enregistrer la vision exacte de la personne sur un petit disque dur, placé dans une poche par exemple.
    Lorsque Vincent commence une action de type réseautage, il appuie sur un bouton afin de tagguer les images suivantes comme étant liées à l'action que nous étudions. Les images sont ensuite analysées pour permettre au robot d'agir plus finement. Evidemment, le problème ici sera certainement celui du langage.
    Cependant, il faut noter que l'usage de caméras personnelles, que j'imaginais dans un premier temps à des fins psychanalytiques (quel matériau énorme que de revoir les images que nous avons reçues entre 0 et 3 ans par exemple, et dont ne nous souvenon plus), peut également être utile à la création de systèmes experts basés sur l'expérience des gens qui partique cette expertise. Enfin, les caméras personnelles auraient bien sûr une utilsation juridique, permettant de mettre un terme aux querelles du type "mais si, je suis sûr de te l'avoir dit". Avec bien sûr tous les problèmes de repects de la vie privée que cela impliquerait. Il faudrait donc pouvoir encrypter le nom du propriétaire de la vidéo dans la vidéo elle-même, et permettre ainsi la restriction de diffusion basée sur les souhaits de la personne elle-même.

  • De l'origine de la prohibition sociale du soliloque

    14/05/2010 - Bureaux EY

    Les gens font le pont aujourd'hui, et nous sommes très peu au bureau. Je croise une collègue à qui je dis : "C'est fou ! Il n'y a vraiment personne aujourd'hui !".

    Je dis à quelqu'un qu'il n'y a personne ? C'est extrêmement injurieux, car cela revient à ne pas reconnaître sa présence, son existence. En même temps, si je parle c'est bien parce qu'elle est là. Mes mots attestent de sa présence. Sauf dans le cas où je parle tout seul.

    Admettre le soliloque, c'est accepter que la parole ne soit pas un témoin de l'existence de l'autre en tant qu'être intelligent, avec lequel je suis capable de communiquer. C'est donc renier son intelligence, son existence même (si l'on considère que je pense donc je suis, et que si l'autre pense il est, alors s'il n'est pas intelligent et s'il ne pense pas alors il n'est pas).

    La société condamne donc le soliloque, de manière douce, par le rire, de manière plus stricte, comme un signe de folie pouvant mener à l'enfermement, ou au moins à l'exclusion du groupe, car le parler tout seul en présence d'un autre peut être interprété comme un déni de son intelligence, et donc de son existence.